L’échauffement est utile au sportif comme à l’entraîneur.
Pour le sportif, il s’agit d’une préparation physique et psychologique à l’entraînement qui va suivre. L’échauffement permet à l’organisme de passer d’un état de repos à un état propice au travail. Il ne doit pas être trop léger, ni trop intense.
Pour l’entraîneur, l’échauffement permet de prendre en main le groupe et d’imposer une dynamique de base à la séance qui va suivre.

Effets recherchés au niveau physiologique

Mobilisation du système cardio-respiratoire

Lors d’une activité physique, le corps dépense plus d’énergie qu’au repos. Cette énergie est synthétisée en grande partie grâce à l’oxygène inspiré. Il est important que d’optimiser les échanges gazeux au niveau des poumons ainsi que l’acheminement de l’oxygène jusqu’au muscle.
L’échauffement va permettre :

  • L’augmentation du débit ventilatoir permis grâce à
    • L’augmentation de la fréquence respiratoire
    • L’augmentation du volume respiratoire
  • L’augmentation du débit cardiaque
    • Augmentation de la fréquence cardiaque
    • Augmentation du volume d’éjection systolique (quantité de sang expulsé par le cœur lors d’un battement)
    • Redistribution du débit sanguin

Le sang va être naturellement orienté en priorité vers les zones actives de l’organisme. Les vaisseaux sanguin au niveau des viscères vont se rétrécir (c’est ce qu’on appelle la vasoconstriction) et s’agrandir au niveau des muscles sollicités (c’est la vasodilatation).

Augmentation de la température corporelle

Comme son nom l’indique, l’échauffement permet d’augmenter la température interne du muscle. Ceci à plusieurs effets

  • L’augmentation de la vitesse des réactions du métabolisme énergétique.
  • L’augmentation de l’extensibilité du muscle
  • L’augmentation de la vitesse de contraction du muscle
  • L’augmentation de la production de force (+2% par degré)

Amélioration de la proprioception

La proprioception est la capacité que possède le système nerveux central à déterminer la position du corps dans l’espace. Cette perception est possible grâce à la présence de différents récepteurs (sous la peau, dans les muscles, dans les tendons…).Ces récepteurs vont détecter des mouvements anormaux et vont provoquer une réaction réflexe de l’organisme. Cette réaction va permettre d’atténuer les effets néfastes qu’ils pourraient causer.
Par exemple, lorsque l’on est en équilibre sur un pied, on ressent diverses contraction musculaires au niveau de la cheville nous permettant de rester debout.
Même chose, lorsque l’on se tord accidentellement la cheville, des contractions musculaires réflexes permettent généralement d’éviter les entorses.
L’éveil de ces récepteurs est donc très important et permet de diminuer les risques de blessures, notamment au niveau des appuis.